Une solidarité...vache à lait ?

Savez-vous que nos institutions ont inscrit le principe de solidarité dans notre fiscalité ? Donc, dans le calcul de nos impôts sur le revenu comme dans celui de nos impôts locaux par exemple, est inclus un montant destiné théoriquement à financer ce que nous coûte la solidarité. Notre Collectif ne remet pas en cause cette nécessaire contribution humaine en faveur des plus démunis. Encore faudrait-il qu’on nous indique le montant exact des sommes perçues à ce titre, puis qu’on nous explique aussi à quelles exactes solidarités elles sont alors versées ? Car on est en droit de douter de ces affectations, surtout  lorsqu’on voit s’accentuer gravement la précarité en France, comme si l’argent collecté au titre de la solidarité n’allait pas à la solidarité. Qui d’ailleurs contrôle ou vérifie le flot de ces affectations pour garantir aux contribuables qu’il atteint bien son but ?...Personne !

 

Dans ces conditions, si le produit pourtant croissant destiné soi disant à la solidarité n’y va pas, la pauvreté en France s’accroît. Ne totalise-t-elle pas aujourd’hui plus de 7 millions de situations précaires ? Et l’argument de la solidarité nous est servi en réalité pour justifier des hausses d’impôts ou des créations de nouvelles taxes. Si le seuil de pauvreté, pire celui de la misère augmente, où va alors la part des recettes fiscales grandissantes collectées au nom de la solidarité ?...

 

Or, le nombre considérable des contributions sociales mensuelles payées par tous les salariés contribuables, est sensé aller aussi à la solidarité. Pourquoi donc n’existe pas un Budget National Solidarité permettant officiellement de regrouper, puis d’affecter tous ces comptes ? Bizarre, bizarre !

 

Il est également anormal que la solidarité fiscale ne soit pas réciproque dans des domaines très précis pour lesquels le Fisc connaît pourtant parfaitement l’incidence de changements très importants, ayant entraîné des baisses considérables de revenu chez certains contribuables. Dans ces cas là en effet, plus question d’une quelconque réduction d’impôt au nom de cette même solidarité ! Pourquoi le législateur du pouvoir politique aurait-il manigancé une solidarité à sens unique ?...

      

Prenons un exemple flagrant : au moment du départ en retraite, le Fisc sait parfaitement que dans le privé, le nouveau retraité perd plus de 40% de son ancien salaire. Si cela entraîne une baisse sensible de ses impôts sur le revenu, en revanche, on ne lui applique pas un dégrèvement de 40% sur ses impôts locaux qu’il a pourtant déjà acquitté plein pot durant 40 annuités ! La notion de solidarité fiscale serait-elle en réalité un prétexte fallacieux, ambigu et bidon pour prélever « à tous prix » des impôts ?

 

Les contribuables de la classe moyenne sensés payer le plus d’impôts aujourd’hui en France et donc le plus de solidarité, ne sont-ils pas en droit de s’insurger en constatant qu’avec un nombre croissant de ponctions fiscales, non seulement les précarités sociales ne sont pas pour autant réglées, mais surtout qu’elles s’accroissent ? A quoi sert sa solidarité ? La tentation ne va-t-elle pas devenir grande de fabriquer sur le même modèle, de nouvelles taxes au motif cette fois de la solidarité écologique ? Sans compter que personne ne nous indique non plus à quelles exactes solidarités et à quelles exactes écologies sont affectées ces ponctions fantoches ?

 

Nous vous démontrons que notre Collectif ne remet pas en cause la nécessité de l’impôt, mais bien ses opaques dérives, ses fausses justifications, ses absences totales de surveillance, ses traçabilités d’affectations invérifiables, ses augmentations incontrôlées et surtout la prolifération croissante du nombre de ses ponctions pour des prétendus motifs solidaires.

 

Bref, une anarchie et une hypocrisie couverte par nos élus locaux, départementaux, régionaux et nationaux…dont tous les mandats sont bien entendu copieusement payés par cette nébuleuse manne.

Ainsi le salarié français de la classe moyenne ayant fait carrière sans incident, a dû payé à vie la solidarité, les impôts, les cotisations sociales, celles des retraites, les emprunts ou les charges de sa résidence et lorsqu’il devient vieux, on lui reprend toute sa retraite dans les maisons du même nom.

Solidarité oui pour les 400 millions d’euros versés à Tapie et non pour les millions de salariés sinistrés par plus de 12 000 plans sociaux en 20 ans, dont l’Etat pour sa complaisance touche alors des dividendes l’année suivante sur le poste impôts sur les bénéfices des entreprises ainsi « requinquées »? 

 

 Comment ose-t-on nous parler encore de solidarité quand il faudrait parler de racket organisé ?

 

Les sollicitations du Téléthon ne prouvent-elles pas que les Ministères concernés n’assument pas leurs tâches pour la recherche médicale? Pourquoi se décarcasseraient-ils puisqu’ils bénéficient cette fois gratuitement «d’une solidarité de la générosité » pour laquelle on sait que 65% des sommes caritatives perçues vont en réalité aux frais de fonctionnement de ces « organismes »?

 

Nos dirigeants politiques n’ont tellement pas honte de la dégradation des salaires, des retraites, du niveau de vie, du pouvoir d’achat, de l’environnement, du nombre anormal des situations précaires, qu’ils en inventent une pléiade de catégories pour mieux «noyer le poisson» de l’échec de leurs politiques intérieures successives : Exclus, travailleurs pauvres, SDF, sans abri et depuis peu «cage d’infortune !...».

 

Quelle honte ! Est-ce là cette société idyllique que nous promettaient aussi les apôtres de la nouvelle « religion laïque » prêchée au nom de l’émancipation, pour aboutir en réalité à une « démencipation » ?

 

Mitterrand n’a-t-il pas fait accentuer en douce la désindexation des salaires sur l’inflation, tirant alors les salaires moyens français vers le bas depuis 1988, ce qui les place aujourd’hui parmi les plus faibles d’Europe ? Ainsi aimait-il tellement les pauvres…qu’il en a fabriqué toute une génération. On se demande à présent comment notre actuel Président fera-t-il pour garantir la croissance…« alors qu’il n’a pas su assurer la sienne » ironise Anne Roumanoff, insinuant que des données cruciales peuvent ainsi lui passer au dessus de la tête ? Et l’Etat, comme un TGV, peut-il être piloté avec une fille sur les genoux ?...

 

Dire que nous confions notre avenir à des gens ne représentant pas 1% d’adhérents ! Que des avenues portent leurs noms ? Sans parler d’une autre sorte de froidure qui tuent bien plus de Français encore avec les 12 000 suicidés par an, premier rang d’Europe, traduisant mieux la profondeur du malaise français devant le fiasco où nous ont conduit les 30 dernières années de tous les pouvoirs politiques.

 

Qu’on organise donc un référendum pour savoir si nos concitoyens sont fiers ou non d’être Français aujourd’hui devant l’ampleur du désastre politique et du délabrement grandissant de notre beau pays de France ? Le résultat édifiant pourrait bien révéler l’étendue d’une légitime révolte qui ne cesse actuellement de monter en puissance partout dans le pays…contre des politiciens qui dilapident notre pays sur le dos des honnêtes gens ! 

 

 

 

                                Alain PADOVANI, Président du seul Collectif qui vous défend,

                  Siège social : 51, Rue Principale 31800 Pointis-Inard.

                 Tél : 05 61 95 11 13 – 06 82 69 10 80.

Site : defenseusager.jimdo.com  -   E.mail: DefenseUsager@aol.com

           Blog : pouvoir-achat-mensonge.over-blog.com   -   Blog de Soueich : www.soueich.info

 

Écrire commentaire

Commentaires: 1
  • #1

    Juicer Review (mardi, 16 avril 2013 22:32)

    This is a great write-up! Thanks for sharing with us!